• Comme on ne se lasse pas de bercer des souvenirs,
    j'écris, j'écris et j'écris, n'ayant rien d'autre à offrir.
    Ou si peu, pas trop précieux et sous scellé dans les recoins cachés.
    J'étais sociable pour avoir des gens à maudire,
    contes de fées ruinés, j'étais ma propre victime.


    Je cours, cours derrière le train du temps, train qui a tendance à effacer mes propres pas,
    je m'éveille à la réalité pour mieux la mettre en pièces.
    Coeur en boule, il y a des jours où on s'impose le bonheur comme névrose.
    Beaucoup de sentiments à la casse, paradis des objets perdus
    aucun risque à perdre le nord puisqu'il est au bout de la rue.


    Les petites morsures, les blessures ...
    mon petit bonhomme de chemin s'est mis a grignotter mes chaussures.
    Mes cicatrices de gentillesse pour l'instant où tout s'est écroulé
    je ne cherche plus mon chemin, je l'ai imaginé,
    martelé des coups du lever de rideau ou d'un changement de saison et ...


    abrité d'un grand vide, derrière ces mots, un grand vide derrière mes yeux.
    J'ai l'aura d'un chat noir ... je tiens le Monde par le bras.
    Globe-rêveuse tout terrain, je ne vis pas plus maintenant que demain
    j'ai mis de l'infiniment grand dans de l'infiniment petit
    et tout l'univers m'est resté en travers de la gorge.


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  • J'ai le vertige de vivre un peu perchée sous le vide de mes actes
    sous l'ivresse de l'effort en moins, la paresse de ma part d'ombre
    déambulant les yeux scintillants de mille éclats d'espoirs mort-nés
    qui me dominent et me dévorent et me dévorent et me dévorent à en vomir.


    Chaque seconde explose.


    A chaque tentative les faits sont là, je ne sais plus ou je ne veux pas
    mon "moi" se sache pour sourire, je m'y prends mal ou ne m'y prends pas
    précieusement négligé mes responsabilités sous pretexte de ne savoir les gérer
    comme quoi à mûrir trop d'un coup on s'ancre ailleurs, issue d'ici.


    Chaque seconde explose ...


    et ne guérit pas à faire comme si, aimant à douleurs, mille formes zero couleur
    l'ambition de se plaire, mal-être d'un temps qui n'en finit pas de m'échapper
    l'éolienne ne tourne plus rond mais l'hélice court toujours
    on ne galope plus, on rampe jusqu'a l'équilibre et ...


    Chaque seconde explose.


    ( 21.10.06 )


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  • J'ai le coeur forme tombale, froideur pierre, psychodrame a la chaine
    des tonnes de pulsions pour si peu de reves
    dormir, un soleil bleu est encore dormir, je m'épanche dans l'encre
    le litre de sommeil pour l'enclume de mes mots
    au régime JE renie ma plume, motus et décousu mes peines
    personnalité petit poucet, saison raccord,
    plein d'aiguilles dans la bouche j'me perd un peu à chaque pas
    tirer 10m de bobine vierge et mouliner profond
    j'ai trouvé une boule de cheveux dans le cendrier, je crois
    que ce sont les miens
    et le pourpre me monte au coin des joues.


    J'exprime, j'exprime mais comment être JE
    quand on reste toujours UN jamais LE
    la question m'interpelle, la réponse s'annonce
    et chaise a bascule, tu avance ou tu recule ?
    Au-dedans, ambiance méduse, des filaments, défier l'instant,
    défunt aimant, des fins sans points ...
    la reine feint, echec et ment, la foule s'éteint.
    Je cherche le seuil de réalité et reste dans la marge quand d'autres sautent les pages
    parce qu'il est essentiel de suivre sa voie
    je dévie la mienne
    et c'est le train d'enfer, certains le prennent a contre-pied
    et coeur à coeur ayant raté la contre-marche 
    je m'entête d'un rythme prénatal resté a contre-courant.


    Aux idées mornes qui voient pas plus loin que la corde que je leur tend.


    ( oct. 2006 )


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  •  



    AAAAAAAAAAAAAAAAAaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaah !!!!!!





     





    ...





     









    Je vais bien. Merci.





    ( 19.4.06 )


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  •  Connaissez-vous l'origine du mot croque-mort ? La recherche dans les textes en vieux français, permet de trouver la réponse :



    Dans les temps anciens, pour s'assurer qu'une personne était bien décédée, l'usage voulait que la personne en charge de cette vérification, le croque-mort donc, mordait violemment un des doigts de pied de la victime (en général un pouce) ; si rien ne se passait, l'issue était fatale et la mise en terre inéluctable...



    Cette fonction de croque-mort, qui était en fait une vraie charge (comme les bourreaux), se transmettait de père en fils depuis la nuit des temps. Or il arriva une 1ere catastrophe :
    Le dernier croque-mort, bien qu'ayant eu de nombreux enfants, n'eut aucun garçon. Sa fille aînée reprit donc sa charge, après réunion et aval favorable du conseil des sages, compétent dans ce type de question.



    Et seconde surprise, la première victime qu'elle eut à traiter avait une grave maladie, qu'il avait conduite à être amputée des 2 pieds. Pire encore, la gangrène l'avait en partie gagnée et on lui avait coupé les 2 jambes jusqu'à hauteur des cuisses. La jeune fille examina la situation et mordit donc avec précaution le premier membre inférieur qu'elle put trouver...



    Ce fut à cette époque et dans ces circonstances, très précisément, qu'on passa de l'expression "croque-mort" à "pompe funèbre"... 



    ( 29.4.06 )


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